Développer l’Estime de Soi

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« L’identité humaine n’est pas un simple lieu de séjour confortable mais une interrogation permanente… » Vaclav Havel

Cette phrase nous permet de mesurer l’équilibre subtil sur lequel repose notre estime de soi.

En effet, si sa force réside dans une fine conscience de soi et une évaluation positive de notre identité, sa fragilité réside dans son instabilité, son besoin continu de réaffirmation et de validation. C’est ainsi que l’on pourra parler d’estime de soi faible ou forte, stable ou instable. Et de la qualité de celle-ci dépendra notre rapport à nous même, aux autres, à la vie…

1 – Les fondements de l’estime de soi

A – S’estimer c’est se donner de la valeur. Ce qui induit une relation très intime et profonde avec soi même ; celle de l’amour et de l’acceptation de soi, premier fondement de l’estime de soi.

Cette disposition favorable et  inconditionnelle à l’égard de nos qualités/défauts, capacités/limites, nous autorise alors à oser, convaincus que notre identité ne se résume pas seulement à nos résultats mais que nous sommes aussi et surtout des êtres en perpétuelle évolution, autorisés autant à chercher, se tromper qu’à réussir.

Elle nous permet de nous respecter, d’écouter avec bienveillance nos besoins, nos aspirations, de maintenir une stabilité affective et de faire face aux critiques et aux rejets avec discernement.

Elle trouve ses racines dans la qualité et la cohérence des « nourritures affectives » reçues pendant l’enfance.

C’est ainsi qu’une carence dans ce domaine peut conduire, plus tard l’adulte, à une recherche effrénée de signes affectifs de reconnaissance.

B – La seconde composante de l’estime de soi – la confiance en soi – se réfère, quant à elle, non plus à notre image mais à nos actes, à nos capacités à agir et à réagir de façon appropriée aux évènements. Elle se fonde donc sur l ‘apprentissage des règles de l’action ; oser, tenter,  persévérer et faire des nos échecs des outils de progression. Toutes ces expériences utilisées de façon constructive permettent de bâtir peu à peu une solide sécurité intérieure.

 C – Vient ensuite la  vision ou projection de soi

Chacun de nous a une petite ou grande idée de ce qu’il fait de sa vie, des choix qui orientent ses décisions. Pour certains il peut s’agir de suivre un chemin tout tracé par des orientations familiales, pour d’autres il s’agira de projet plus intime répondant à des besoins, des valeurs très personnels.

D’autres encore  parlent de réaliser un rêve ou de suivre leur vocation, leur « mission ».

C’est ainsi que chacun se projette, se détermine, trouve sa juste place et s’épanouie au sein d’une organisation sociale.

Cette projection de soi serait largement influencée par les attentes, projets que les parents reportent sur leurs enfants.

 2 – Construction de l’estime de soi

 L’estime de soi va se construire petit à petit tout au long de notre existence. Dans la période de l’enfance celle-ci sera le résultat des estimations, des projections  qui nous seront transmises par notre entourage familial mais aussi éducatif.  C’est dans le regard des adultes avec lesquels nous aurons entretenu une relation affective forte que nous apprendrons à nous définir. La PNL défini cette évaluation de référence externe. C’est l’autre qui nous définit à partir de ses valeurs, critères, de ses attentes… à partir de ses propres filtres.

La référence de l’autre ne constituant en aucun cas une vérité sur nous même, une autre référence sera à construire, notre propre référence ou référence interne (selon la PNL).

 3 ingrédients majeurs constituent les bases d’une estime de soi forte et stable :

–          La qualité et la cohérence des signes de reconnaissance reçus de l’environnement, qu’il s’agisse de signes affectifs ou de validation de compétences. Le sentiment d’être aimé et d’être capable sont les deux nourritures essentielles de l’estime de soi.

–          Un apprentissage progressif et constructif des pré-requis de l’action.

Oser,  persévérer et accepter en cas d’échec de se remettre en question, de modifier son comportement, de réévaluer ses choix, tels sont les savoir être qui développeront une bonne estime de soi.

–          Enfin,  développer l’autonomie, l’initiative, la prise de décision,  pour que chacun apprenne à faire des projets, des choix, à se fixer des objectifs, à donner du sens à ses actions.

3 étapes vont jalonner la construction de l’estime de soi :

–          L’enfance, au cours de laquelle l’être en pleine évolution va surtout se référer aux réponses de son environnement.

Tout signe de reconnaissance positif et cohérent lui donnera confiance et l’incitera à poursuivre son action. A l’inverse trop de signes de reconnaissance négatifs l’inviteront à la méfiance, voire la peur et l’inhibition.

Notons,  au passage, que par nature, nous sommes plutôt curieux, aventureux et désireux de progresser dès notre plus tendre enfance. Ces aptitudes pratiquement innées se développeront pour notre plus grand bien ou seront freinées, voire, étouffées selon les réactions de notre entourage.

–          L’adolescence, plus ou moins marquée par une attitude de rébellion par rapport aux règles, valeurs, croyances familiales voit émerger un désir d’évaluation personnalisée.  Celui ci est toutefois encore très influencé par les références des groupes d’amis, très importants au cours de cette période.

–          Vient la période de l’age adulte. Avec celle-ci commence à se développer une véritable référence interne. Chacun cherche à se définir, identifier les valeurs fondamentales qui guideront ses actes et ses décisions. Certaines règles sont remises au goût du jour. Cela peut signifier pour certaines personnes un besoin d’éloignement de la famille, des cercles d’amis avec lesquels elles ne se sentent plus en harmonie.

L’estime de soi suppose donc un véritable développement de l’autonomie affective,  intellectuelle et matérielle. Celles ci ne sont possibles que si nous avons d’une part, apprivoisé les trois peurs fondamentales qui font obstacle à notre épanouissement et d’autre part, si nous nous sommes affranchi de tout sentiment superflu de culpabilité.

3 – Les quatre fléaux  de l’estime de soi :

 –          La peur de l’abandon

Elle se réveille lorsque l’on craint d’être quitté, délaissé, de ne plus voir ses besoins satisfaits par une personne ou une institution. Celle-ci  ravive alors un sentiment d’impuissance, d’incapacité à faire face et à satisfaire ses besoins par soi même. C’est l’absence de confiance en soi qui est alors dévoilé.

–     La peur du rejet ou de l’humiliation

Elle est réactivée chaque fois que l’on craint un jugement négatif. Celui-ci serait alors perçu comme une atteinte à sa propre personne, que ce jugement soit porté sur un trait de caractère ou sur une action. La personne se sent alors nulle, et c’est un sentiment d’inutilité qui l’envahi.

« Si l’on me rejette, c’est que je ne vaux rien, je ne sers à rien que je ne suis pas « aimable » »

Pour l’humiliation il s’agira alors de la crainte de vivre une situation de honte, d’être rabaissée, tournée en ridicule ou encore de faire honte à quelqu’un et qui plus est si cela doit se passer devant témoin. La honte transforme la conscience d’un défaut en complexe.

 –          La peur de l’échec

Très présente chez les personnes qui ont un souci exacerbé de la perfection. Chaque changement, nouveauté est alors perçu comme un risque de se tromper, de donner une mauvaise image de soi. On préfère alors s’accrocher à une routine, à des certitudes, à des choses sous son contrôle pour ne pas avoir à gérer un éventuel échec. Celui-ci étant considéré comme la preuve suprême de l’incompétence. Le revers de la médaille c’est qu’on ne prend pas non plus le risque de développer son potentiel.

–          La culpabilité

Elle consiste en entretenir un sentiment de responsabilité doublé d’un sentiment de remord par rapport à une action passée. La personne se sent coupable et s’accuse d’une mauvaise action ou d’un sentiment perçu qu’elle ne s’autorise pas. Ce qui la conduit a entretenir une mauvaise image d’elle-même.

 4 – Nourrir et entretenir son estime de soi

On comprend bien, à la lecture de ces quelques lignes, que la qualité de la communication que nous entretenons avec notre entourage, comme avec nous même, favorisera ou non une bonne estime de soi.

Voici donc, quatre voies qui permettent de rehausser et stabiliser l’estime de soi.

–          Oser se révéler : Reconnaître,  accepter et affirmer son originalité

  •  Regarder avec fierté ses qualités, ses compétences, ses valeurs, ses     convictions comme étant l’expression unique  de sa propre personne.
  • Accepter avec indulgence ses défauts, ses limites, ses peurs, comme autant de preuves de son authenticité.
  • Tenter de nouvelles expériences pour découvrir son véritable potentiel.
  • Être fier de ses réussites si petites soient-elles. Utiliser ses échecs pour apprendre.
  • Rester honnête avec soi-même vis à vis de ses émotions et sentiments.
  • Solliciter les points de vue de son entourage comme autant de source d’information propre à nous faire progresser.

–          Être un bon compagnon pour soi-même

  •  Développer un dialogue interne positif, constructif.
  • S’encourager, se féliciter, s’accorder  le droit à l’erreur comme une  condition indispensable de son évolution.
  • Se fixer des objectifs ambitieux mais réalistes.
  • S’accorder du temps, de l’argent pour satisfaire ses plaisirs personnels, se perfectionner dans une technique, se faire du bien.
  • Oser attendre et demander le meilleur de la vie.

–          Respecter ses besoins

  •  Développer une écoute attentive envers soi (besoins, attentes, désirs, rêves, projets).
  • Accepter et respecter, en particulier, son besoin de reconnaissance, sans en être dépendant.
  • Dissocier reconnaissance professionnelle et reconnaissance affective.
  • Recherchez la première dans le milieu professionnel et la seconde plutôt auprès de ses amis, sa famille.
  • Dissocier également reconnaissance et récompense ou cadeau ; les deux n’allant pas forcement de paire.

–          Communiquer en toute sérénité

  •  Accepter les compliments avec plaisir.
  • Lorsque les critiques, les jugements de valeurs ne  sont pas constructifs, demander que ceux-ci soient étayés de faits concrets, observables et assortis de demandes précises.
  • Oser exprimer son point de vue, ses sentiments, ses émotions même si cela ne va pas de le sens attendu de l’interlocuteur.
  • Affirmer ses limites (donner/recevoir ; accepter/refuser dans le cadre d’un échange librement consenti).
  • Faire preuve d’empathie (écouter, comprendre, respecter des points de vue contraires au sien).

Se rappeler que nous sommes toujours évalués, jugés, à l’aulne des critères, valeurs, règles, croyances de nos interlocuteurs, quel que soit le contexte. La relation est un véritable miroir ; aussi je peux plaire à untel parce que je lui renvoie une image positive de ses propres repères et déplaire fortement à une autre personne parce que je lui renvoie un trait de son caractère qu’elle ne supporte pas.

Il nous appartient donc d’estimer la valeur que nous souhaitons accorder à telle ou telle appréciation et de bien savoir pourquoi, au nom, en vertu de quoi,  nous lui attribuons cette valeur.

En dernier ressort, la réponse nous appartient…

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Véronique

 

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Véronique Cauwet, Consultante-Coach : 25 ans d’expérience de la formation, du coaching, en développement personnel et professionnel. Formation et coaching dans le Gard et l’Hérault.

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