La pensée positive : notre GPS intérieur

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 «  Mon cerveau ? C’est mon second organe préféré ». Woody Allen

La banalisation progressive de la pensée positive présentée comme une simple croyance, une baguette magique, voire une manipulation pour nous faire avaler tout et n’importe quoi, nous amène à ne plus y prêter l’attention quelle mérite.

Ainsi, de récents travaux ont montré que notre cerveau est doté d’un système de navigation incroyablement élaboré, qui nous guide comme le GPS de nos téléphones et de nos voitures d’un endroit à un autre.

Dans la vie de tous les jours cela revient à dire que nous évoluons sous la direction de ce GPS interne : notre cerveau.

Si nous ne possédons pas de GPS dans notre voiture, nous savons au moins comment cela fonctionne. Il suffit d’enregistrer dans ce petit ordinateur l’adresse exacte de notre destination et comme par miracle une voix ou un écran nous indique la direction à prendre pour nous rendre exactement à l’endroit indiqué.

Il ne nous viendrait pas à l’idée d’entrer dans ce GPS (auto) l’adresse d’un point où nous ne voulons pas nous rendre car immanquablement la direction qui nous serait indiquée serait celle où nous ne souhaitons pas aller !

Et bien notre cerveau fonctionne aussi comme cet ordinateur. Donnons-lui la bonne adresse et en fidèle serviteur, il nous guide dans la bonne direction.

Mais attention la formulation de notre demande doit être claire et positive. Nous y voilà : retour à la pensée positive !

Quand quelque chose ne nous convient pas, concentrons nous sur ce que nous voulons (rester calme, trouver la solution à, avoir du temps pour, s’affirmer dans telle situation…) et non pas sur ce que nous redoutons ou souhaitons éviter.

Ainsi notre cerveau cherchera et trouvera dans la multitude de nos circuits internes celui qui nous mettra sur la bonne voie : l’attitude adaptée, les mots adéquates, la stratégie la plus efficace…)

 

Etre, en conscience, l’architecte de notre vie

Qu’est-ce qui nous impulse, qu’est-ce qui chaque jour oriente nos choix, nos décisions ? Pour qui, pour quoi vivons-nous ?

Les réponses que nous donnons à ces questions sont à la base de notre engagement dans la Vie. Les valeurs qui sont les nôtres (amour, confiance, respect, évolution, cohérence…) soutiennent nos élans (aimer, partager, créer, s’engager, coopérer…) et nous mettent jour après jour en mouvement.

Des générations entières n’ont pas vraiment eu à répondre à ces questions. Les réponses étaient induites d’office dans l’éducation, la religion, la société qui encadraient de leurs règles inaltérables les choix et les comportements des membres du « clan ». L’effet sécurisant n’en était pas moins asservissant et l’absence de libre arbitre individuel créateur de nombreuses frustrations.

Mais la vie est mouvement et nous porte inexorablement vers l’évolution. Nous avons donc, tout naturellement revendiqué notre liberté de choix, d’engagement et de penser.

Désormais les règles communes qui guidaient et sécurisaient nos décisions tendent à disparaître et nous voici placés devant la complexité des rapports humains, des organisations économiques et sociales.

Des règles pour devenir en confiance, l’architecte conscient de notre vie.

A nous désormais de construire et de nous appuyer sur notre propre cohérence. A nous de clarifier nos valeurs, ce qui fait du sens pour nous. A nous de découvrir qui nous sommes et ce pour quoi nous sommes faits. A nous encore d’oser suivre nos élans créateurs pour prendre notre juste place  dans ce « libre échange » de savoir, de savoir faire, de savoir être et participer, selon nos talents et nos besoins, au monde dans lequel nous vivons.

La construction de cette cohérence exige de faire appel à toutes nos ressources pour transformer chaque fois que nécessaire nos limites, nos peurs, nos inhibitions en élans de vie constructifs et coopératifs.

Cette cohérence est présente en chacun de nous. Elle ne demande qu’à s’éveiller, se libérer, se consolider pour nous permettre de devenir, en confiance, l’architecte conscient de notre vie.